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Dionys Décrevel

Maldoror

13 Février 2011 , Rédigé par Dionys Publié dans #Chanson

Klimt

Klimt

 

La goutte d’eau et le vertige

La rosée d'aube de mon sperme

Ce coeur éclos que la mort fige

Comme un secret que je renferme

 

Comme une fleur de mauvaise herbe 

Un coquelicot sur le chemin

Je sème au vent le feu du verbe

Et l'incendie de ton parfum

 

L'or, dans le tamis de nos mains 

Dans le courant des nuits sans fonds 

C’est un ruisseau de profusion   

Qui par l'amour se joint au mien 

 

C'est un torrent de pierres brisées

De coupes claires en coupes sombres

Un aubier tendre et débardé

Qui vole au vent le feu de l'ombre

 

Je suis le hêtre et puis le chêne 

O ma forêt d'amour dressé 

C'est aux clairières que tu m'emmènes 

Où reverdit le peuplier 

 

Quand le soir tombe sur les jachères

Où viennent boire les mammifères

Quand il paraît au bois d’orée

Te dire : l'amour est repeuplé 

 

Un cor de chasse au fond des bois 

Dans le silence que fait l'oubli  

Les hommes faibles sont aux abois 

A perdre haleine, le gibier fuit

 

La source est loin du jet de pierre 

Où nos dolmens se sont dressés

Nous faisons feu de cet Enfer 

Où la beauté fut injuriée

 

Tapies de mousse et de lichen

Nos forêts noires sont si lointaines  

Pour les vieux jours de ce grand chêne

Où nous gravions notre amourette

 

Au long couteau de la jeunesse

Sous le manteau des oubliettes

Nous reviendrons le coeur en liesse

Goûter le fruit fendu de l'être

 

Dans la verdeur des paradis 

Où nos chiens fous furent enchaînés 

Nous retrouvons la liberté

Cette brûlure qu'offre la vie 

 

L'ortie ne pousse qu'au pied des ruines

Entre les pierres des maisons mortes

Il y a ce buisson d'aubépine 

Et l'amour qui frappe à ta porte

 

 

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