Dans les migrations du sang, il y a le finisterre de tes veines et la terminaison de tes nerfs. Je salive à marée basse dans la salaison des lunes.
Je suis l’enfant du dernier souffle et le temps passe comme un désert de sable entre mes doigts. C’est un chaos de sel sur les dunes, une plage où tracer la signature de ton effacement.
Jusant de mon espoir et de sa dépression, la mer n’est que l’ébauche de mes larmes. Je ne suis fait que d’encre et d’eau. Je me livre au buvard de la désillusion.